Au Niger, pays d’origine, de transit et de destination les personnes en mouvement peuvent être exposées à la traite, à l’exploitation, aux violences et à des difficultés d’accès aux services essentiels et à la justice.
Dans les principales zones de mobilité, la capacité des acteurs de première ligne à identifier les vulnérabilités et à orienter rapidement les personnes vers les services compétents est donc crucial.
C’est dans cette perspective que, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), à travers le projet PROMIS, et en coordination avec le Secrétariat permanent du Cadre de concertation sur la migration (SP/CCM) a réuni à Tahoua, les 11 et 12 août 2026, des professionnels (20 hommes et 9 femmes) de la SP/CCM et de la Police Nationale, issus des régions de Niamey, Tahoua, et Agadez. L’initiative a bénéficié de l’appui de l’ONUDC, de l’UNICEF et d'ONU Femmes.
Les participants ont travaillé ensemble sur les formes de traite observées au Niger, les facteurs de vulnérabilité, les garanties prévues par les instruments nationaux et internationaux et les mécanismes permettant d’orienter les personnes ayant besoin de protection. Une attention particulière a été accordée aux femmes et aux enfants ainsi qu’à l’intégration des droits humains dans les réponses apportées aux personnes migrantes. Des aspects importants que Hama Boureima, représentant du gouverneur de Tahoua juge important.
« Notre devoir collectif n’est plus simplement de comprendre le phénomène de la migration. Il faut agir pour protéger celles et ceux dont la dignité est menacée », a souligné Boubacar Hamani, représentant du SP/CCM.
Au-delà du renforcement des connaissances individuelles, l’initiative a permis aux différents services de mieux comprendre leurs rôles respectifs et les mécanismes de référencement disponibles. Les échanges ont ainsi contribué à renforcer la coordination entre les acteurs concernés, un élément essentiel pour éviter les ruptures de protection et faciliter l’orientation des migrants en situation de vulnérabilité vers les services appropriés.
Cette démarche contribue à la mise en œuvre de la Politique nationale de migration et de son plan d’action 2020–2035. À l’issue de la rencontre, les participants ont également recommandé d’étendre cette dynamique à d’autres zones concernées par les mouvements migratoires, notamment Zinder.
À travers PROMIS, le HCDH accompagne ainsi les efforts nationaux visant à placer l’identification des vulnérabilités, l’accès aux droits et la protection des personnes au cœur de la gouvernance migratoire.
Nations Unies